5 vraies raisons qui t’empêchent de faire tes exercices abdomino-pelviens

Par Noémie Séguin | Démystifier la Rééducation Périnéale et Pelvienne

Juin 12
5 vraies raisons qui t’empêchent de faire tes exercices abdomino-pelviens

Ton corps t’envoie des signaux d’alarme depuis quelque temps, tu as mal au dos, tu as des pertes d’urines ou que des morceaux de ton anatomie ne sont plus à la bonne place.

Tu le sais que tu devrais faire des exercices, tu as même cherché sur internet pour trouver des solutions et tu as atterri sur ce blogue ou peut-être ailleurs. Tu as même possiblement commencé les exercices, mais ça n’a pas duré parce que…(mets ici la défaite de ton choix!)

Je n’ai pas le temps, pas les moyens financiers, je manque de motivation, je manque de sommeil, etc., etc.

Et si caché derrière tout cela se cachait quelque chose de plus profond, un mode de fonctionnement tout à fait humain? Et si de mieux comprendre comment tu fonctionnes comme humain t’aidait à transcender tous ces blocages qui t’empêchent de prendre soin de toi?

Dans cet article, je me permets de dépasser quelque peu le cadre de la physio conventionnelle, mais si tu me connais, tu sais très bien que mon approche considère toute la femme dans son ensemble et va beaucoup plus loin que les fameux exercices de Kegel. Avant d’aller plus loin, je tiens tout de même à mentionner que je ne suis pas psychologue ou coach de vie, je suis simplement une humaine qui s’intéresse à sa nature profonde et qui cherche réellement à comprendre les femmes en profondeur pour les aider.


Voici donc les 5 vraies grandes raisons pourquoi tu ne fais pas tes exercices abdomino-pelviens :


1- Tu as des priorités et des besoins à combler plus importants :

Pour mettre la rééducation abdomino-pelvienne à l’horaire ou encore dans le budget, il faut être en mesure de lui créer de l’espace. S’il n’y a pas possibilité de créer de l’espace pour ta rééducation, il y a deux grandes raisons :


  • Tu as des priorités plus importantes qui passent avant. Par exemple, tu t’autoconstruis une maison et tu déménages dans 1 mois avec un bébé de 5 mois et ton deux ans.

OU

  • Tu as des besoins plus urgents à combler. Je ne sais pas si tu connais la pyramide de Maslow, mais j’imagine que oui puisqu’on me l’a enseigné à l’école en secondaire 2, dans le cours d’économie familial, donc j’imagine qu’on l’enseigne encore à l’école haha! Si tes besoins de bases ne sont pas comblés, comme dormir, manger, t’habiller, te laver et te sentir en sécurité, la rééducation va vite prendre le bord et c’est bien logique!


Bien entendu, il y a un grand nombre d’impondérables et situations qui sont hors de notre contrôle sur notre belle planète et c’est OK et même sain de prioriser certaines choses et ne pas se mettre de la pression inutile sur les épaules. On en a bien assez comme ça à mon avis!

Sauf que parfois, les priorités sont une question de choix qui nous amènent à ne jamais nous mettre en priorité, ce qui nous mène à la deuxième raison qui explique pourquoi tu ne fais pas tes exercices.


2- Tes croyances, schémas de pensée, choix et préférences personnels :

Nous les femmes, et particulièrement les mères, nous sommes excellentes dans l’art de se faire passer en dernier : «Entre le ménage, les repas, le lavage, les activités des enfants et le toilettage du chien, je n’ai pas une seule minute à moi! Quand j’arrive à la fin de la journée, je suis crevée et la seule chose que je fais est m’écraser sur le divan avec une série Netflix et m’endormir sur place!»

Un scénario connu pour toi? Tu n’es pas la seule! Les croyances comme je dois faire ma liste de choses à faire et ensuite je pourrai prendre soin de moi ou encore se culpabiliser à prendre une pause ou déléguer le souper à notre conjoint sont très souvent des modes de pensée inconsciente ancrés profondément en nous. Il est même probable que ce mode de fonctionnement ne t’appartienne pas, mais appartienne à ta mère et ta grand-mère de génération en génération!

Il est possible aussi que tes expériences passées ou les informations que tu as reçues de professionnels autour de toi viennent teinter ta façon de voir les exercices et ta motivation à poursuivre. Par exemple, tu as déjà consulté sans voir de résultats ou encore tu n’as pas aimé tes rencontres en clinique, on t’a dit que tu étais un gros cas, que la seule solution pour toi serait la chirurgie, etc.

Le but ici n’est pas de se taper sur la tête, mais bien d’être un peu plus à l’écoute des histoires que notre tête nous raconte, d’en prendre conscience et de s’arrêter un instant dans le tourbillon du quotidien pour se demander si les limites qui nous empêchent de prendre soin de notre santé sont bien réelles. On peut aussi se demander quelle est la plus petite action possible à mettre en application maintenant qui pourrait te rapprocher de ce que tu souhaites.

Il arrive que ces histoires que l’on se raconte cachent une autre raison.


3- Le manque de niveau d’engagement dans le projet : Un pourquoi qui n’est pas assez fort :

Ton pourquoi, c’est la GRANDE raison pour laquelle Le pourquoi tu fais une chose ou mets des actions en place. C’est ce qui va avoir un impact direct sur les ressources que tu vas mobiliser pour passer à l’action. Plus ton pourquoi est fort, plus tes chances de rester motivée sont grandes. Un peu comme un phare qui guide ton bateau même dans la brume et la tempête!

Un pourquoi, c’est quelque chose vers quoi on aspire, qui nous permet de nous élever en tant qu’humaine. Ça peut aussi être une douleur ou un inconfort qui nous empêche de profiter pleinement de la vie et qu’on a envie de transcender. Il existe autant de pourquoi qu’il y a d’humains sur la terre et ça n’a pas besoin d’être aussi intense que monter le Mont-Everest par exemple! Il faut simplement que la signification soit importante pour toi et te pousse à vouloir continuer contre vents et marées!

C’est bien beau d’avoir un grand pourquoi qui est significatif, mais parfois il peut nous sembler si lointain, si difficile à atteindre que cela peut être très décourageant, c’est pourquoi il faut aussi avoir d’autres points de repère sur notre parcours.


4- Des objectifs et une vision du chemin à suivre qui manque de clarté :

Si le pourquoi représente la grande vision, un phare vers lequel te diriger, les objectifs, eux, sont les escales où tu pourras aller te déposer, reprendre ton souffle sur le chemin vers ton grand pourquoi. Il est donc important d’établir des objectifs de différentes grandeurs parsemés sur tout le parcours afin de pouvoir s’y déposer régulièrement et constater le chemin parcouru.

C’est une erreur fréquente d’entrer directement dans l’action, assoiffée de résultats, sans prendre le temps de déterminer ses objectifs à court, moyen et long terme, des petits et des plus ambitieux. Ce sont ces objectifs qui te permettront de mesurer ton évolution tout au long du parcours plutôt que seulement quand tu vas être rendu à la destination finale.

Ils te permettront aussi de rester dans une énergie positive et de cultiver une vision progressiste plutôt que d’être dans la performance et cela aura un impact direct sur ta motivation à continuer.

Il est essentiel aussi d’avoir un aperçu du chemin à parcourir pour se rendre à destination et mon rôle sur le chemin de la reconnexion à ta santé est d’être le guide qui te montre le chemin, les prochaines étapes qui t’attendent et t’aider à les franchir.

Je pense qu’il est essentiel de comprendre que la nature humaine est foncièrement paresseuse, ça fait partie de nous, depuis la nuit des temps, de chercher des raccourcis, sauter des étapes et déployer le moins d’énergie possible pour y arriver. Ça fait partie de l’histoire de l’humanité, cette quête incessante de toujours faire plus avec moins et cela nous a grandement servi dans notre évolution : découverte du feu, invention de la roue, de l’automobile, des technologies ne sont que quelques exemples de notre créativité paresseuse!


5- Le manque d’information et la désinformation :

Je pourrais écrire un article de blogue complet sur ce sujet tellement il est encore bien présent encore aujourd’hui!

Le corps des femmes demeure encore un sujet extrêmement tabou, encore très peu étudié, rempli de mystère que l’on commence à peine à prendre au sérieux et à admettre leur existence.

S’ajoutent à cela les informations contradictoires que l’on retrouve sur le web et par des professionnels de la santé et de l’entraînement mal informés. En plus de certains coachs qui s’improvisent experts et qui propagent de soi-disant solutions faciles. Sans compter toutes les machines révolutionnaires qui peuvent faire le travail à notre place. La recherche d’un miracle qui expliquerait tout d’un seul coup!

Tout cela nous fait dévier de notre trajectoire, va miner notre motivation, va nous faire perdre confiance en soi et en ce qu’on avait mis en place au départ.

Évidemment, il y a plusieurs autres facteurs qui peuvent influencer si tu vas ou non passer à l’action. Je ne prétends pas avoir la science infuse loin de là! Je pense, cependant, que plus on prend le temps de se connaître et connaître nos modes de fonctionnement, plus on prend conscience de nos propres défis personnels et plus on est à même de développer des moyens pour aller dans la direction de nos aspirations!

Mon approche t’interpelle et tu as envie d’aller plus loin? Joins-toi à ma formation gratuite : Prends le contrôle de tes abdos et de ton périnée!

À propos de l'auteur

Noémie Séguin est physiothérapeute depuis plus de 10 ans, elle a développé une expertise en Rééducation Périnéale et Pelvienne en allant suivre une formation de 2e Cycle Universitaire dans cette discipline. Elle a fondée la clinique Physio Pelvienne en 2012 et aidé des milliers de personnes à retrouver leur qualité de vie. Passionnée et ayant à coeur que cette expertise devienne plus connue et accessible, elle poursuit sa mission à travers ce blogue informatif et le développement de programmes de réadaptation en ligne en plus de poursuivre sa pratique clinique. Dans le but d'offrir le meilleur service qui soit, elle met régulièrement ses connaissances à jour en assistant à de la formation continue plusieurs fois par années.

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