Comment savoir si on vit avec des troubles d’incontinence urinaire ? – Physio Pelvienne, Noémie Séguin Physiothérapeute

Comment savoir si on vit avec des troubles d’incontinence urinaire ?

Par Noémie Séguin | Tout savoir sur les descentes d'organes / prolapsus

Mar 09

Tout le monde peut vivre un épisode d’incontinence urinaire au cours de sa vie : avoir des pertes urinaires lors d’une activité physique ou lorsqu’on a un fou rire, par exemple. Mais est-ce qu’on doit accepter de vivre avec ce type de problème sans rien faire ? Trop nombreuses sont les femmes qui banalisent ce phénomène fort désagréable. Elles laissent aller les choses parce qu’elles ne savent pas que c’est anormal. La bonne nouvelle, c’est qu’une fois qu’on a compris que notre vessie ne fonctionne pas normalement, on peut chercher de nombreuses solutions pour régler ou contrôler l’incontinence, même si celle-ci dure depuis des mois ou des années.

Qu’est-ce que l’incontinence urinaire?

L’incontinence consiste en des pertes involontaires d’urine de quantité variable se produisant une fois ou plus par mois. Il est essentiel de savoir qu’on ne parle pas de maladie, mais bien d’un symptôme très souvent rattaché à un trouble physique.

Sachez qu’une femme sur 3 sera touchée par des fuites urinaires. D’ailleurs, celles qui ont vécu un accouchement seront davantage affectées dû, entre autres, à l’affaiblissement des muscles du plancher pelvien. Souvenons-nous aussi que si on ne fait rien pour améliorer notre situation, on se limitera dans nos activités et notre qualité de vie en sera grandement diminuée.

Saviez-vous que ces pertes involontaires d’urine augmentent avec l’âge ? En effet, 60 à 80% des femmes en souffrent lorsqu’elles atteignent la soixantaine. Plusieurs n’osent donc plus courir, bouger ou même sortir par peur que l’envie d’uriner soit incontrôlable. Certaines mamans, peu importe l’âge, vivent également avec la crainte d’échapper quelques gouttes au quotidien à cause de quelques gestes banals comme rire ou tousser.

La première étape pour traiter l’incontinence urinaire est de connaître les différents types qu’on peut rencontrer. La connaissance fait aussi partie de la solution pour prévenir et améliorer grandement sa qualité de vie.

Deux types d’incontinence urinaire fréquents chez les femmes

  • L'incontinence urinaire à l'effort : C’est la forme d’incontinence la plus fréquente chez les femmes. Cela survient lorsque l’on exerce une pression accrue au niveau de son abdomen et sur la vessie. Une petite quantité d’urine est alors perdue. Cet incident est souvent observé par exemple : lors d’une toux, d’un éclat de rire, d’un éternuement, en sautant, en courant ou même pendant un effort physique, comme soulever une charge. Il est donc très important d’être attentif aux premiers signes d’incontinence, afin de renforcer ses muscles et éviter un affaiblissement du plancher pelvien.
  • L'incontinence d'urgence : Ce type d’incontinence est fort désagréable. On parle ici de la présence de vessie hyperactive chez la femme. Dans ce cas-ci, le muscle entourant la vessie se contracte de façon exagérée et donne une envie impérieuse d’aller uriner. Il arrive que l’urine s’échappe avant même que l’on arrive à la toilette.

Voici d’autres symptômes urinaires fréquemment observables :

  • Sensation de vidange incomplète : Cette sensation est représentée par la capacité à se rendre à la toilette pour uriner, mais en ayant le sentiment de ne jamais réussir à vider complètement sa vessie.
  • Augmentation de la fréquence mictionnelle (pollakiurie diurne ou nocturne) : Ce symptôme se traduit par une envie répétitive d’uriner dans la journée, alors que la fréquence normale devrait se situer entre 5 à 7 fois par jour et non, plus de 10 fois. Ce symptôme est également observé la nuit, par exemple quand on doit absolument se lever pour aller uriner, alors que cette situation ne devrait pas se présenter avant la ménopause. L’expression québécoise « pisse-minute » est souvent utilisée, sans nécessairement savoir que cet état pourrait s’améliorer. La bonne nouvelle, c’est qu’avec la physiothérapie, il est possible d’entraîner les muscles de la respiration, des abdominaux et du plancher pelvien pour améliorer le quotidien et le sommeil.

N’attendez pas que cette situation devienne incapacitante. Il y a tellement d’options pour améliorer sa qualité de vie et prévenir une dégradation de la condition actuelle!

Comment ne plus vivre avec des problèmes d’incontinence urinaire au quotidien?

Comme on peut le constater, il n’y a pas qu’un seul type d’incontinence et il y a de nombreux facteurs que l’on peut rencontrer qui amènent à l’affaiblissement des muscles ou à la perte de contrôle de la vessie. 

Il est important de retenir que la majorité des problèmes urinaires peuvent se régler grâce à une bonne réadaptation abdomino-pelvienne. Malheureusement, il n’y a pas de formule magique. Développer de bonnes stratégies musculaires doit être au coeur des habitudes de vie. Il y a aussi de nombreuses solutions à apporter afin d’éviter les situations gênantes dues à des pertes urinaires incontrôlées.

Dans le prochain article, nous irons plus en profondeur avec les différentes solutions de traitement qui s’offrent à vous.

Pour régler cette situation et être encadré dans votre réadaptation pendant la grossesse ou à n’importe quel autre moment de votre vie, vous pouvez vous joindre à notre belle famille de mamans en santé à travers les programmes en ligne de préparation à l’accouchement ou de réadaptation des abdominaux et du plancher pelvien pour toutes les mamans. Vous pouvez également consulter un physiothérapeute près de chez vous!
À très bientôt !

À propos de l'auteur

Noémie Séguin est physiothérapeute depuis plus de 10 ans, elle a développé une expertise en Rééducation Périnéale et Pelvienne en allant suivre une formation de 2e Cycle Universitaire dans cette discipline. Elle a fondée la clinique Physio Pelvienne en 2012 et aidé des milliers de personnes à retrouver leur qualité de vie. Passionnée et ayant à coeur que cette expertise devienne plus connue et accessible, elle poursuit sa mission à travers ce blogue informatif et le développement de programmes de réadaptation en ligne en plus de poursuivre sa pratique clinique. Dans le but d'offrir le meilleur service qui soit, elle met régulièrement ses connaissances à jour en assistant à de la formation continue plusieurs fois par années.

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